Vos atouts
Une notoriété acquise, un réseau d'élus et d'acteurs locaux, des dossiers suivis pendant cinq ans. Un bilan concret, à condition de savoir le raconter.
Un sortant n'est pas un candidat comme les autres : un bilan à défendre, des moyens de mandat à tenir à l'écart de la campagne, et un calendrier qui peut se réduire à trois semaines en cas de dissolution.
Le député sortant part avec une avance réelle, mais il est jugé sur cinq ans d'action, dans un contexte national qu'il ne maîtrise pas.
Une notoriété acquise, un réseau d'élus et d'acteurs locaux, des dossiers suivis pendant cinq ans. Un bilan concret, à condition de savoir le raconter.
Les moyens du mandat ne financent pas la campagne. Collaborateurs, avance de frais de mandat, permanence : tout doit être clairement séparé.
Un bilan attaqué, un vote sanction national qui vous dépasse, l'usure du mandat. Le sortant est jugé sur ce qu'il a fait, pas sur ce qu'il promet.
Entre une dissolution et le premier tour, il reste au plus quelques semaines. Tout ce qui demande du temps se prépare avant :
Pour la lecture électorale de la circonscription, voir le Pack Data député ; pour les supports de bilan, le bilan de mandat.
C'est le point sur lequel un sortant est le plus exposé. Une confusion peut coûter le remboursement des dépenses, voire l'élection en cas de contentieux.
Elle couvre les frais liés à l'exercice du mandat, pas les dépenses électorales. Tout ce qui sert la campagne passe par le compte de campagne et le mandataire financier.
Leur temps de travail rémunéré par l'Assemblée est consacré au mandat. S'ils s'engagent dans la campagne, c'est en dehors de ce temps, par exemple en congé. À défaut, leur rémunération risque d'être regardée comme une aide à la campagne.
Un local de campagne distinct évite toute confusion. Si la permanence sert aussi à la campagne, la part correspondante de ses frais doit figurer au compte de campagne.
Une lettre de mandat ou un bilan diffusé dans la période de financement de la campagne, et qui sert votre candidature, peut être requalifié en dépense électorale. Mieux vaut l'anticiper avec votre mandataire.
Ces principes ne remplacent pas un avis sur votre situation. Pour un cas précis, interrogez votre mandataire financier, le déontologue de l'Assemblée nationale ou la CNCCFP.
Un bilan ne se récite pas. Choisissez trois à cinq réalisations concrètes, ancrées dans la circonscription, et racontez-les à travers des personnes et des lieux que les électeurs reconnaissent.
Préparez aussi la défense : listez les critiques prévisibles sur vos votes et vos absences, et associez à chacune un fait daté qui y répond. Le jour où l'attaque arrive, la réponse doit tenir en deux phrases.
Enfin, un sortant doit dire ce qu'il fera du prochain mandat. Le bilan prouve votre sérieux ; le projet donne une raison de voter pour vous une nouvelle fois.
Jour J
Dissolution. La période de financement de la campagne s'ouvre. Désignation du mandataire financier, activation de l'équipe, mise en production des supports.
Première semaine
Dépôt de la candidature en préfecture, avec votre suppléant, dans des délais très courts fixés par décret. Envoi des fichiers de la profession de foi et des bulletins à la commission de propagande.
Semaines 2 et 3
Campagne officielle : porte-à-porte sur les bureaux prioritaires, réunions publiques, réseaux, relais locaux. C'est ici que le bilan préparé en amont fait la différence.
Entre 20 et 40 jours après la dissolution
Premier tour, fixé par la Constitution dans cette fenêtre. Le second tour a lieu une semaine plus tard.
Plafond de dépenses, remboursement et ouverture du compte : simulez le compte de campagne de votre circonscription.
Dès maintenant. L'Assemblée élue en 2024 a un mandat qui court en principe jusqu'en 2029, mais une dissolution est possible à tout moment depuis juillet 2025. En cas de dissolution, la Constitution prévoit que les élections ont lieu entre 20 et 40 jours plus tard : tout ce qui n'est pas prêt avant ne le sera pas à temps.
Non. L'avance de frais de mandat est destinée aux frais liés à l'exercice du mandat. Les dépenses de campagne relèvent du compte de campagne, tenu par le mandataire financier et contrôlé par la CNCCFP. En cas de doute sur une dépense, interrogez votre mandataire et le déontologue de l'Assemblée nationale.
Oui, mais pas sur le temps de travail rémunéré par l'Assemblée. Ils peuvent s'engager sur leur temps personnel ou en prenant un congé. Il faut l'organiser avant la campagne, pour que l'équipe de campagne ne repose pas sur le cabinet parlementaire.
En choisissant trois à cinq réalisations concrètes, ancrées dans la circonscription et racontées à travers des personnes et des lieux. Un électeur retient une école rénovée ou une ligne de bus maintenue, pas une liste d'amendements. Le bilan sert aussi à répondre aux attaques : chaque critique doit pouvoir être contredite par un fait daté.
Oui. La notoriété ne remplace pas le contact direct, et une partie des électeurs ne connaît pas son député. Le porte-à-porte permet aussi de mesurer l'humeur de la circonscription et de repérer tôt les sujets qui peuvent se retourner contre vous.
En 30 minutes, nous faisons le point sur votre circonscription, votre bilan et les premières actions utiles à mettre en place.
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Voir aussi l'accompagnement des députés en exercice et le guide des législatives.